Les disques les plus salués du BRDCST 2026
Alors que janvier touche à sa fin, il est temps de ranger la nostalgie. Mais pas avant de replonger une dernière fois dans les classements de fin d’année, et de savourer l’avalanche d’éloges reçus par notre line-up (ou plus précisément : les artistes qui la composent).
BRDCST a toujours défendu une musique qui ne se tient pas sage : des disques qui font dérailler les algorithmes, des scènes qui refusent les cases de genre, et des artistes qui préfèrent le chemin de traverse. En parcourant les “Best of 2025” de Pitchfork, The Wire, Crack Magazine, The Quietus, Dazed et d’autres, cette intuition paraît franchement confirmée.
Voici quelques-unes des sorties les plus commentées qui débarquent à BRDCST 2026.
Le grand moment : Los Thuthanaka pour clôturer BRDCST en beauté
Resident Advisor l’a résumé parfaitement : “It’s a fucking trip.” Et c’est exactement ça.
Los Thuthanaka est le projet de l’Américano-bolivien Chuquimamani-Condori (aka Elysia Crampton) et de son frère Joshua Chuquimia Crampton : une expérimentation électronique intrinsèquement liée au folklore andin, à l’héritage indigène bolivien et à la célébration queer. Leur premier album éponyme n’a même pas joué le jeu habituel : sorti brut, non masterisé, et absent des grandes plateformes de streaming.
Et pourtant : l’impact a été immédiat. “Slack-jawed euphoria” (The Quietus).
Classements de fin d’année (Los Thuthanaka – Los Thuthanaka)
- Pitchfork : #1
- The Wire : #3
- Crack Magazine : #9
- The Quietus : #59
BRDCST clôturera le week-end avec Los Thuthanaka. Exactement comme il se doit.
AD 93 : Label de l’Année
Cela fait un moment que BRDCST croise l’orbite du label londonien AD 93 et 2026 est le bon moment pour éclairer davantage ce noyau. Pitchfork a récemment sacré AD 93 “Label of the Year 2025”, saluant l’esprit d’aventure, le mépris des conventions et l’émotion à vif.
À BRDCST 2026, cette énergie se manifeste clairement à travers james K, feeo et Olan Monk.
james K : un album révélateur, présenté avec un live band
Si vous avez entendu murmurer Friend toute l’année, ce n’est pas juste de la hype : c’est du solide. Pitchfork dit que l’album ressemble davantage à un tour de magie minutieusement fabriqué par james K qu’à un miracle, même si la tentation de l’appeler ainsi est grande. (Jamie Krasner) est depuis longtemps une constante discrète de l’underground esthétique, comme voix, productrice ou collaboratrice, mais 2025 marque un nouveau palier de visibilité.
Et en 2026, elle tourne pour la première fois avec un groupe live. La première belge est à BRDCST.
Classements de fin d’année (james K – Friend)
- Crack Magazine : #11
- Dazed : #17
- Pitchfork : #47
- The Quietus : #56
DJ Haram : fractured club sensibilities
DJ Haram se décrit comme une “multidisciplinary propagandist”, et c’est cohérent : son travail inclut ce que The Quietus appelle une “politically charged noise-rap” et fusionne de multiples formats artistiques. Son premier album Beside Myself (Hyperdub) est une synthèse féroce de club music, hip-hop, sound design expérimental et rythmes du Moyen-Orient. Le résultat : du chaos, dans le meilleur sens du terme.
Classements de fin d’année (DJ Haram – Beside Myself)
- The Wire : #5
- Crack Magazine : #40
feeo : une intensité feutrée saluée par Pitchfork et The Wire
Le premier album de feeo, Goodness, est intime mais ample. The Wire a salué la manière dont le disque “embedded gorgeous vocal melodies and reflective monologues within lo-fi beats… and improvisational flourishes.” C’est le genre d’album qui se propage par le bouche-à-oreille… jusqu’à ce que la critique suive.
Classement de fin d’année (feeo – Goodness)
- The Wire : #15
Ichiko Aoba : curatrice de BRDCST 2026, unanimement saluée
Ichiko Aoba revient à BRDCST non seulement comme artiste, mais aussi comme curatrice : elle façonne une soirée dans son univers cristallin de folk, ambient et musiques expérimentales. Son dernier album Luminescent Creatures a reçu un poids critique réel. Un disque que certains (The Guardian) décrivent comme un remède.
Classements de fin d’année (Ichiko Aoba – Luminescent Creatures)
- Pitchfork : #33
Lucy Railton : un minimalisme magique (curated by Stephen O’Malley)
Lucy Railton est l’une des violoncellistes les plus fascinantes de la scène contemporaine et avant-gardiste. Pitchfork décrit son premier album solo Blue Veil comme rigoureux et austère. Et comme le souligne The Wire : la musique semble sculptée plutôt qu’écrite.
Classements de fin d’année (Lucy Railton – Blue Veil)
- The Wire : #32
Rainy Miller : Northern Gothic, en mode intime
Joseph, What Have You Done? de Rainy Miller est un environnement émotionnel total : drill, ambient, texture industrielle, notes vocales, confession, fragilité, tout est cousu ensemble dans quelque chose d’intensément personnel. Crack Magazine l’a comparé à un smorgasbord. Keeley Forsyth l’invite à BRDCST dans le cadre de sa curation, et ça en dit long.
Classements de fin d’année (Rainy Miller – Joseph, What Have You Done?)
- Crack Magazine : #28
- The Quietus : #37
Les goûts et les couleurs… mais le schéma est clair : le cœur de BRDCST 2026 est construit à partir de disques qui, en 2025, ont forcé critiques et fans à arrêter de scroller.
Rendez-vous en avril.